The Grain 2026 — l’arrivée à Dijon

Le mot de scops

2026, première édition

Quand j’ai commencé à imaginer The Grain, il ne s’agissait pas seulement de tracer une ligne entre Düsseldorf et Dijon. Ce projet est né d’une histoire profondément personnelle.

La France et l’Allemagne. Deux territoires qui font partie de mon parcours, de mes rencontres et de ma vision du vélo. Très vite, l’idée s’est imposée : relier Düsseldorf, où s’est développée une communauté cycliste particulièrement vivante et où j’ai vécu, à Dijon, où je vis maintenant et où j’ai fondé scops.

Deux villes reliées symboliquement par leur histoire de la moutarde.

The Grain avait surtout pour ambition de transformer une histoire individuelle en aventure collective. Créer un prétexte pour que des cyclistes venus d’horizons différents se rencontrent, partagent des kilomètres, des difficultés, des repas improvisés et des souvenirs communs.

Aujourd’hui, après cette première édition, il est difficile de résumer en quelques lignes tout ce que nous avons vu, vécu et ressenti.

Sur le papier, The Grain représentait « seulement » 860 kilomètres et plus de 12 000 mètres de dénivelé. Dans la réalité, ce furent surtout cinq jours d’incertitudes, de rencontres, de fatigue, de persévérance et de découvertes.

La météo avait décidé de ne rien offrir. Pluie, vent, froid nocturne, chemins détrempés : les conditions ont ajouté une difficulté supplémentaire à un parcours déjà exigeant. Je savais que pour beaucoup le défi serait important, et certainement sous-estimé. Il l’a été davantage encore. Mais au final, est ce que cela ne grave pas des souvenirs plus profonds ?

Nous avons vu des participant·es continuer malgré les doutes. D’autres modifier leurs plans, improviser, s’adapter. Nous avons vu des sourires à des heures improbables, des repas partagés aux checkpoints, des discussions aux bords des chemins et des arrivées chargées d’émotion.

Nous avons aussi vu naître quelque chose que j’espérais depuis le tout début : des liens. Entre des personnes qui ne se connaissaient pas quelques jours plus tôt et qui partagent désormais une histoire commune.

Créer un nouvel événement, c’est accepter une part d’inconnu. Certaines choses ont fonctionné exactement comme imaginé. D’autres vont évoluer. Nous avons pris note des retours, des remarques, des idées et des suggestions partagées tout au long de la semaine. Elles seront précieuses pour construire la suite.

Je tiens à remercier les participant·es qui nous ont fait confiance dans cette première édition. Certain·es connaissaient les événements scops, leur fidélité et confiance font chaud au cœur. D’autres ne connaissaient pas scops, il faut d’autant plus d’audace, de curiosité et à nouveau de la confiance pour s’élancer. Merci, merci.

Merci également à nos bénévoles, partenaires, photographes, vidéastes et à toutes les personnes qui ont contribué, de près ou de loin, à rendre cette aventure possible.

2027 s’annonce jaune moutarde, teinté de gravier. J’ai très hâte.

Pierre-Charles
scops